À vol d’oiseau

Le vol des oiseaux

Bonjour les vilains! Alors, on attend Noël avec impatience?


J’ai tellement hâte que j’intériorise ma joie.


Nan mais si vous n’y mettez pas du vôtre aussi…

Allez cette semaine, on aborde un sujet passionnant et incontournable quand on parle des oiseaux: leur vol!



Beaucoup tentent l’envol…Sans réel succès…


Une anatomie adaptée

S’ils ne sont pas les seuls dans le règne animal à partager cette compétence, les oiseaux sont incontestablement les maîtres des airs. Pourquoi peuvent-ils voler avec tant d’aisance et pas nous? Tout d’abord parce qu’ils ont une musculature et un squelette spécialement adapté pour le vol. Nous avions évoqué ce point dans l’article “En chair et en os: le squelette des oiseaux: des os creux, des muscles pectoraux puissants rattachés à une ceinture scapulaire spécifique.

Les oiseaux présentent en plus de ces adaptations une forme générale adaptée au vol: elle est aérodynamique, en forme de goutte, afin de faciliter l’écoulement de l’air. Le centre de gravité est situé à proximité des ailes. Pour schématiser, un oiseau est comme un avion mais dont les ailes seraient insérées au niveau du toit.

Le poids de l’oiseau est également un paramètre important. Un Cygne de 10kg n’aura pas les mêmes contraintes de vol qu’une Cigogne de 3kg! Les deux sont capables de voler sur de longues distances mais ils ne vont pas utiliser les mêmes techniques de vol.


Comment ça, un poids important est une contrainte?!


Différents vols

Un cygne a donc un poids important à soulever: il va utiliser la force développée par ses puissants muscles pectoraux pour voler. Il décolle en prenant appui sur l’eau avec ses pattes: c’est pour cela qu’il a besoin d’une longue distance sur un plan d’eau pour décoller, contrairement aux canards qui sont, pour la plupart, capables de décoller quasiment à la verticale.


“Attendez, je vous montre!”

Une fois en vol, il bat des ailes: on dit qu’il pratique le vol battu, comme c’est le cas pour la grande majorité des oiseaux. Les ailes du Cygne sont si puissantes qu’elles produisent, au contact de l’air, un sifflement caractéristique qui s’entend de loin!

 

La Cigogne, grâce à un poids plus faible, va pouvoir utiliser la forme de vol la plus simple et la plus ancienne: le vol plané. Ce vol est stratégiquement intéressant car il demande très peu d’énergie. Il permet à la Cigogne d’atteindre la vitesse de 2 à 3m/seconde, avec très peu d’efforts. Oiseau migrateur, la Cigogne va emprunter des routes migratoires en fonction de la présence de courants ascendants. Ils proviennent d’un réchauffement de l’air au-dessus du sol. La Cigogne, comme tout bon planeur qui se respecte, va planer dans ces ascendances d’air, en décrivant de larges cercles. Elle monte ainsi en altitude et, lorsqu’elle atteint le haut de l’ascendance, finit par en sortir. Elle va alors continuer à planer, en perdant petit à petit de l’altitude, jusqu’à retrouver un autre courant ascendant. Il lui permettra de regagner de la hauteur, le tout à un moindre coût énergétique!


C’est une performance qui s’applaudit, chapeau l’artiste!


Des cas particuliers

Certains vols sont rares et souvent caractéristiques d’une espèce. Ainsi, le vol dit “en saint esprit” du Faucon crécerelle ou de l’Élanion blanc. Il s’agit d’un vol sur place, leur permettant de repérer une proie au sol. En terme aérodynamique, ce vol est unique: l’oiseau ne peut profiter de la force du vent et doit produire toute la poussée nécessaire par la seule force de ses ailes.

Autre performance incroyable: le vol unique des Colibris. Comme nous l’avons expliqué dans notre Calendrier de l’Avent spécial “piafs”, ils peuvent voler en avant, sur place, en arrière mais également vers le haut et vers le bas! On a pu établir que la fréquence de battement de leurs ailes pouvaient atteindre 50 à 200 battements par seconde là où les canards en effectuent entre 5 et 10! Si ce vol incroyablement rapide leur permet d’éviter les attaques de prédateurs, il est néanmoins extrêmement coûteux en énergie. Leurs besoins énergétiques sont tels que la quantité d’eau et de nectar consommée par jour représente 160% de leur poids!


Bien se nourrir, c’est important! Faut même faire des réserves s’il le faut!


Ah bah bravo, les morfals!

Allez, je vous laisse avec cette magnifique animation, qui détaille différents vols dans le règne animal, tiré d’un article de Slate. A tchao, à la semaine prochaine!


 


Sources et recommandations:

Share this post
  , , ,