Au commencement, il y eu un œuf

La ponte des œufs chez les oiseaux

 

Bonjour tout le monde!


“Ah. C’est vous.”


Ben dites donc, quel enthousiasme…Allez, c’est le weekend alors joie, bonheur et soif d’apprendre!!


“Ah ouioui, je veux bien, moi j’aime bien apprendre”


Alors c’est parti!

La dernière fois, nous avions évoqué les différents nids des oiseaux. Nous avions vu qu’il existait une grande variabilité dans les formes de nids, principalement en fonction du mode de vie de l’oiseau. Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à la suite logique, à savoir: les œufs.


“Super! Nan parce que les œufs, c’est vraiment LA BASE en cuisine!”


 

Oui, alors non, on ne s’est pas bien compris: nous allons évoquer les œufs dans le nid. Vivants. Qui vont donner de mignonnets petits poussins.


“FAIIIIIIIM”


Bon ok, chez l’Albatros, ça fait plutôt des gros poussins.

La ponte et la couvaison des œufs

Donc, une fois le nid construit, la femelle va s’atteler à une tâche importante: la ponte. Ce terme indique l’ensemble des œufs couvés en une seule fois. La taille de cette ponte est très variable en fonction des espèces. Les vautours n’en pondent souvent qu’un seul. Si, exceptionnellement, la ponte comporte deux œufs, le plus faiblard servira de nourriture au costaud (miamiam). À l’inverse, la Mésange bleue peut aller jusqu’à une dizaine d’œufs. De même, le nombre de pontes dans une saison de reproduction est variable: le Circaète ne fait qu’une ponte, le Moineau en a facilement deux voire trois.

Pourquoi de tels écarts? Ils correspondent, comme toujours, à différents modes de vie. Pour survivre et réussir leur mission première, à savoir se reproduire et ainsi perpétuer leur espèce, les oiseaux, comme tous les êtres vivants, ont chacun leur stratégie. Vivre longtemps ou peu de temps, de grandes pontes ou de petites, une maturité sexuelle tardive ou au contraire précoce…Tous ces éléments composent ce que l’on appelle leur stratégie adaptative. Et c’est un sujet tellement passionnant que, promis, j’en ferais un article.


“J’en prends bonne note!”


Différentes tailles, formes et couleurs d’œufs 

La taille de l’œuf en lui-même dépend de l’espèce. Elle est généralement proportionnelle à la taille de l’oiseau. Toutefois, les œufs des petites espèces peuvent être plus volumineux. Ainsi, l’œuf de Rouge-gorge correspond à 14% du poids de l’adulte alors qu’il n’est que de 3,5% chez le Cygne.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la forme de l’œuf est également variable. La forme-type, la plus représentée, est ovoïde. Mais ceux des rapaces nocturnes ou du Martin-pêcheur sont plus ronds qu’ovales! Les limicoles pondent des œufs en forme de poire, que l’on dit piriforme. Ainsi, lorsqu’ils sont dans le nid, disposés en cercle, le bout allongé vers l’intérieur, ils bénéficient d’un maximum de chaleur de la part de la femelle qui les couve en optimisant la place occupée. Les oiseaux marins qui nichent sur des corniches escarpées, comme le Guillemot de Troïl, pondent des œufs d’une forme similaire: si l’œuf échappe à la vigilance d’un adulte, cette forme piriforme l’empêche de rouler en ligne droite vers le vide. Malin, non?


“Affirmatif, mon Général!”


Cela ne va pas vous étonner mais la couleur des œufs est…variable selon les espèces! Elle peut varier également entre œufs de la même couvée. La coloration apparaît quelques heures après la ponte. Si certains vont présenter une couleur uniforme, d’autres vont être très variés avec des marbrures ou des tâches très diverses. Cette coloration est bien souvent en rapport avec le nid où ils ont été déposés. Les œufs du Grèbe sont blancs lors de la ponte mais deviennent brun-vert au contact de la végétation composant le nid. Les oiseaux qui nichent dans des cavités pondent des œufs blancs: les prédateurs ne pouvant les voir, un camouflage n’est pas nécessaire. Au contraire, les œufs des oiseaux nichant au sol comme le Gravelot ont besoin d’une coloration en accord avec l’environnement afin de ne pas se faire repérer.

Pendant toute la période d’incubation, équivalent de la gestation chez les Mammifères, l’œuf a absolument besoin de chaleur. C’est généralement la femelle qui se charge de couver les petits, bien que de nombreuses exceptions existent. Durant cette période, sous l’influence d’hormones, la femelle perd des plumes (du duvet) sur une zone de son ventre. Cela forme ce que l’on appelle une “plaque incubatrice“: lorsqu’elle s’installe dans le nid, cette zone de peau est directement en contact avec les œufs. Richement vascularisée, elle transmettra ainsi un maximum de chaleur. Les canards quant à eux ne connaissent pas cette perte de duvet. Qu’importe, la femelle va alors se l’arracher et en tapisser le nid.


Et c’est la fin de l’histoire pour aujourd’hui, on vous raconte la suite la prochaine fois!

Au commencement, il y eu un #oeuf: la ponte chez les #oiseaux! Cliquez pour tweeter

 

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