Une histoire d’Oiseaux: Corbeaux & Cie

Découvrez les corvidés dans le nouvel article du Bird-Blog d'une histoire de plumes

Bonjour à tous! Cette semaine, nous nous intéressons dans un nouveau numéro d’Une histoire d’Oiseaux à des oiseaux trop souvent mal-aimés (voir notre article “Ces oiseaux mal-aimés“) et pourtant si malins: les corvidés!



Jean-Claude! Jean-Claude, cesse de faire l’imbécile, on parle de nous!


Un peu de classification

Tout comme la famille des hirondelles à laquelle nous consacrions un numéro d’Une histoire d’Oiseaux, la famille des corvidés appartient à l’immense Ordre des Passériformes soit des passereaux. Le Grand Corbeau, que nous verrons plus en détail plus loin dans cet article, est d’ailleurs le plus lourd et le plus gros des passereaux.

Les corvidés constituent une famille de 130 espèces, réparties en 25 genres, de corbeaux, corneilles, pies, geais, pirolles, podoces et témias.

Où voir des corvidés?

Les corvidés sont présents dans de très nombreux habitats du monde. On les trouve aussi bien dans des forêts tropicales, tels les témias, que dans des zones désertiques, habitats des podoces,  ainsi qu’à de hautes altitudes, comme c’est le cas pour le Chocard à bec jaune.

Leurs grandes capacités intellectuelles permettent à la plupart des corvidés de s’adapter à bon nombre de milieux et d’en tirer le meilleur parti. C’est également grâce à ses facultés d’adaptation que certaines espèces sont capables de cohabiter avec l’humain et de vivre à ses côtés en milieu urbain.


À table!

De nombreux corvidés ont un régime omnivore, très souvent opportuniste. Certains peuvent se montrer charognards. De manière globale, ils peuvent se délecter, selon leur habitat, d’insectes, de vers de terre, des œufs voire des petits oiseaux, des céréales, des graines.


Ah oui mais on est sympa, on est plutôt partageur!


Quelques exemples de Corvidés

  • La Pie bavarde

Très certainement le corvidé le plus connu dans notre environnement proche! Elle est aisément reconnaissable par son plumage bicolore noir et blanc. Ses ailes noires présentent des irisations d’un bleu-vert métallique. Les flancs, le ventre et les couvertures sont d’un blanc pur. Le bec est puissant et de couleur noire, tout comme les pattes et les doigts. Le mâle est plus grand que la femelle.

Oiseau très sociable, elle aime se rassembler avec ses congénères en-dehors de la période de reproduction. C’est dans ces périodes qu’elle se révèle particulièrement bruyante alors qu’elle est très discrète en période de nidification.

Elle affectionne les régions où alternent les cultures, les haies, des zones de grands arbres, des parcs, des jardins et la ville. Elle est considérée comme animal nuisible dans certaines régions et peut être chassée à ce titre.


  • La Corneille noire

Un autre corvidé très connu et présent dans notre environnement naturel. C’est cet oiseau que vous appelez systématiquement “corbeau” mais qui est en réalité un cousin! La Corneille noire présente, comme son nom l’indique, un plumage luisant entièrement noir. On peut y observer quelques reflets pourpres. Le bec est noir, très puissant et emplumé à la base. Il lui permet d’avoir un régime alimentaire très varié, allant de la charogne aux graines et aux fruits.

A l’exception des rassemblements autour d’une source de nourriture abondante, notamment en hiver, les corneilles noires sont plutôt solitaires.

Elle affectionne les zones cultivées, les prairies, les bocages, les bosquets mais également les falaises en bord de mer, la moyenne montagne et les parcs avec de grands arbres.

Classée comme nuisible en France, la Corneille noire est chassée et piégée pour parer aux dommages agricoles qu’elle peut occasionner.


  • Le Corbeau freux

Voilà le corvidé avec lequel on confond très souvent la Corneille noire! Le Corbeau freux s’en distingue pourtant par un bec particulièrement massif et présentant un masque de peau nue à la base, le bec étant lui même blanchâtre à la base. Autre critère distinctif: le plumage de la Corneille noire présente des reflet pourpres tandis que celui du Corbeau freux a des reflets bleus-violets. Mâle et femelle sont identiques.

Le Corbeau freux est, comme tout corvidé qui se respecte, un oiseau qui s’adapte particulièrement bien à son environnement. Il apprécie les zones découvertes présentant cultures et prairies en alternance avec de grands arbres et des bosquets. Il peut également se rapprocher des habitations: il est en effet peu farouche lorsque qu’il n’est pas chassé.

Contrairement à la Corneille noire, le Corbeau freux est très sociable, que ce soit hors ou pendant la période de reproduction. Les corbeaux freux présents en France sont sédentaires. Chaque hiver, des corbeaux migrateurs orientaux viennent gonfler les effectifs.


  • Le Geai des chênes

Le geai des chênes, l'un des corvidés du nouvel article du Bird-Blog d'une histoire de plumes

Voilà un corvidé plus coloré que ce qu’on a vu jusqu’à présent! Le Geai des chênes est un oiseau très facilement reconnaissable par son plumage aux couleurs vives: les couvertures alaires bleues striées de noir et de blanc se détachent du reste du plumage. Il présente une huppe érectile blanchâtre rayée de noir. Le bec est court et semble prolongé vers l’arrière par de grosses moustaches noires. Le croupion blanc contraste avec la queue noire. Comme chez le Corbeau freux, il n’y a pas de différence entre mâle et femelle.

C’est un spécialiste des bois de feuillus, en particulier des zones de vieux chênes. On l’aperçoit également dans les parcs et jardins jusqu’au cœur des grandes villes. Il peut également fréquenter les forêts de moyenne montagne.

Le Geai des chênes a un large registre vocal: il a certes des cris rauques et perçants, avec lesquels il donne l’alerte à la vue d’un prédateur, mais il est également capable d’imiter la voix d’autres oiseaux.

Le Geai des chênes est omnivore. Il affectionne tout particulièrement les glands qu’il cache en automne pour l’hiver, ainsi que les fruits et les graines. C’est également un prédateur qui chasse lézards, campagnols et couvées de petits passereaux.


  • Le Choucas des tours

Le choucas des tours, l'un des corvidés du nouvel article du Bird-Blog d'une histoire de plumes

Corvidé un peu moins connu que les précédents, le Choucas des tours est le plus petit que l’on peut observer en France. Ses ailes sont assez courtes et son plumage entièrement noir. Critère d’identification important: les iris du Choucas des tours sont blanchâtres et ressortent nettement sur le plumage sombre de l’oiseau.

Particularité du Choucas (et qui explique son nom): il recherche les points surélevés d’où il pourra dominer le paysage. Il va donc fréquenter les falaises, les clochers, les tours, les ruines, les carrières…Ces zones lui fournissent des trous et des crevasses qu’il va privilégier pour la reproduction. En revanche, il va se nourrir surtout dans les plaines et les champs. En hiver, il va d’ailleurs accompagner les corneilles et les corbeaux freux sur des zones d’alimentation.

Le Choucas est un oiseau très sociable: le soir, il peut se rassembler avec ses congénères par centaines en dortoir. Il va nicher en petites colonies.


Des oiseaux particulièrement malins

Ce n’est plus un secret: les corbeaux et autres corvidés sont des oiseaux particulièrement intelligents. De récents travaux universitaires ont montré que les capacités mentales des corvidés sont aussi diversifiées que celles des grands singes.

Certains corvidés sont spécialistes de l’utilisation voire de la fabrication d’outils comme le Corbeau calédonien. Cet oiseau est capable d’obtenir, à partir de fines brindilles épineuses, une tige terminéé par l’une des épines pour déloger efficacement des chenilles et s’en délecter. Il sait même conserver les outils qui lui ont été utiles afin de les réutiliser plus tard!



De vrais MacGyver à plumes, héhéhé!


Encore mieux, il semblerait que le Corbeau calédonien soit capable de transmettre à ses congénères son savoir, un domaine que les scientifiques étudient encore afin de mieux en comprendre les mécanismes.

On sait aujourd’hui que certaines espèces de corvidés sont ainsi capables de se reconnaître dans un miroir ou de faire preuve d’empathie envers leurs congénères.



Et on aime bien faire des p’tites blagues aussi !


Et pour finir notre article, une courte vidéo du National Geographic sur un exemple plutôt drôle de l’intelligence des corvidés!







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