Vrai ou faux : le vol des oiseaux

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Alors que la migration postnuptiale se poursuit, intéressons-nous à ce qui leur permet de traverser les frontières : le vol des oiseaux !

Tous les oiseaux sont capables de voler

FAUX !

Et non, tous les oiseaux ne volent pas ! Ces espèces, dites « aptères », sont souvent mal connues du grand public, à l’exception du manchot et de l’autruche, voire du Dronte de Maurice, plus connu sous le nom de Dodo. Ainsi, le Kakapo, le Kagou huppé ou encore certaines espèces de brassemers, oiseaux appartenant aux anatidés, n’ont pas la capacité de voler. La plupart d’entre elles ont développé une autre aptitude, telle que la course (l’autruche peut ainsi courir jusqu’à 70km/h) ou la nage (certaines espèces de manchots peuvent atteindre plus de 300m en plongée).

Bien qu’aujourd’hui inaptes au vol, les recherches scientifiques ont montré que les oiseaux aptères ont un descendant capable de voler. Ils ont perdu cette capacité au fil de l’évolution, car pour la plupart évoluant dans un milieu présentant peu de prédation terrestre, souvent une île, permettant ainsi l’émergence d’espèces endémiques. La colonisation par l’homme, accompagné de rats et de chats, sur ces territoires a été fatale pour bon nombre d’espèces ne pouvant s’envoler face à ces nouveaux prédateurs.

 Il n’existe qu’une seule façon de voler

Vrai ou faux : le vol des oiseaux

FAUX !

On distingue chez les oiseaux plusieurs types de vols, liés à leur morphologie. Ainsi, un cygne a un poids important à soulever: il va utiliser la force développée par ses puissants muscles pectoraux pour voler. Une fois en l’air, il bat des ailes : on dit qu’il pratique le vol battu. La très grande majorité des oiseaux utilise le vol battu, parfois entrecoupés de pauses.

La Cigogne blanche, grâce à un poids plus faible, va pouvoir utiliser la forme de vol la plus simple et la plus ancienne : le vol plané. Ce vol est stratégiquement intéressant car il demande très peu d’énergie. Il permet à l’oiseau d’atteindre la vitesse de 2 à 3m/seconde, avec très peu d’efforts. Les vautours, les aigles, les milans, les goélands et les mouettes sont d’autres exemples d’espèces qui savent tirer parti de la moindre ascendance. 

Certains vols sont plus rares et souvent caractéristiques d’une espèce. Ainsi, le vol stationnaire dit “en Saint Esprit” s’observe surtout chez le Faucon crécerelle ou l’Élanion blanc. Il s’agit d’un vol sur place, leur permettant de repérer une proie au sol. En terme aérodynamique, ce vol est unique : l’oiseau ne peut profiter de la force du vent et doit produire toute la poussée nécessaire par la seule force de ses ailes.

Enfin, les albatros, par leur surface alaire époustouflante (jusqu’à 3.5m d’envergure!) et leurs longues ailes étroites, peuvent profiter des courants aériens générés au-dessus des vagues par la friction entre l’air et l’eau. Ce “vol plané dynamique” lui permet de voler durant des jours, sans donner le moindre coup d’aile. Le seul inconvénient de cette stratégie économe en énergie: le vol n’est pas possible si la vitesse du vent n’atteint pas au moins les 18km/h. Les albatros ne sont pas les seuls oiseaux à tirer parti de ces courants aériens marins: les puffins et les pétrels sont des habitués de cette méthode.

Les oiseaux peuvent voler « à reculons »

Vrai ou faux : le vol des oiseaux

VRAI !

Enfin presque ! Car il n’y a que les Colibris qui en sont capables. Ils peuvent voler en avant, sur place, en arrière mais également vers le haut et vers le bas. La fréquence de battement de leurs ailes peut atteindre 50 à 200 battements par seconde quand les canards en effectuent entre 5 et 10 !

Si ce vol incroyablement rapide leur permet d’éviter les attaques de prédateurs, il est néanmoins extrêmement coûteux en énergie. Leurs besoins énergétiques sont tels que la quantité d’eau et de nectar consommée par jour représente 160% de leur poids.

Les oiseaux peuvent voler sur le dos

Vrai ou faux : le vol des oiseaux

VRAI !

Bon nombre d’espèces en sont parfaitement capables. Il y a tout d’abord les oiseaux particulièrement agiles dans les airs : les martinets, les hirondelles, les sternes (que l’on surnomme « hirondelles de mer ») sont par exemple des modèles d’aérodynamisme. Piqué, vrille, virage serré…ces oiseaux sont capables de prouesses en vol qui feraient pâlir d’envie les plus agiles de nos pilotes. Ils sont capables de se mettre sur le dos un court instant durant leur vol assez aisément. On peut l’observer notamment chez les sternes lorsqu’elles s’ébrouent en vol après un passage dans l’eau.

Il y a ensuite le cas des oiseaux qui se « volent dans les plumes », le plus souvent à l’occasion de la défense d’un territoire. On peut le voir notamment chez les rapaces, lorsqu’un individu en chasse un autre. En période de reproduction, un adulte plus expérimenté peut également chasser un jeune en recherche de partenaire et/ou de territoire. Auquel cas, une « prise de bec » s’engage, et l’un des deux protagonistes peut vite se retrouver sur le dos.

Sur les images ci-dessous, on voit comment le Pygargue à tête blanche fait face, à l’envers, à une Buse à queue rousse afin de la repousser.

Enfin, un oiseau peut se retrouver sur le dos dans les airs lors des parades nuptiales, ce qui s’observe surtout chez les rapaces. Ainsi, chez l’Aigle royal, on observe entre les deux futurs partenaires un véritable ballet aérien comportant de nombreuses acrobaties. Ils s’attrapent par les serres et se laisser tomber en tournoyant. Un moyen infaillible pour renforcer les liens entre eux ! Autre exemple : les busards. Lors d’un vol en compagnie de son partenaire, la femelle peut se placer brusquement sur le dos afin de recevoir l’offrande lâchée par le mâle. Acrobatique, non ? 

Et c’est tout pour aujourd’hui ! Vous avez des questions ? Une petite envie de papoter d’oiseaux ? Une idée de sujet, d’une thématique que vous souhaiteriez que j’aborde dans un article ? 

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