Les oiseaux du moment : décembre/janvier

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Les températures hivernales sont arrivées et certaines espèces d’oiseaux hivernants aussi ! Si certains vous sont familiers, d’autres ne sont observables, comme nous allons le voir avec le premier cas, qu’à la faveur de conditions météorologiques spécifiques. Quel que soit le moment de l’année, l’observation des oiseaux ne s’arrête jamais : ouvrez grand les yeux, vous pourriez être surpris !

Un oiseau marin inattendu : la Mouette tridactyle

Les oiseaux du moment, décembre - janvier, à découvrir dans un nouvel article du bird-blog d'une histoire de plumes

On débute par un cas un peu particulier mais qui nous rappelle qu’en matière d’observation des oiseaux, il y a toujours des surprises. Ces dernières semaines, à la faveur d’une succession de dépressions sur le littoral, les vents forts ont poussé bon nombre d’oiseaux pélagiques, peu habitués aux côtes, vers les terres. Parmi ces espèces : la Mouette tridactyle !

Cette espèce de laridé diffère de la bien-connue Mouette rieuse par quelques critères anatomiques :

  • Un bec jaune uni et des pattes noires (bec et pattes rouge sombre pour la Mouette rieuse).
  • Le dessus des ailes est gris et la pointe est noire.
  • En vol,  le dessous de son aile, au niveau de la main, est blanc.
  • En hiver, la tête porte une large marque grise derrière les yeux (seulement deux taches sombres en arrière des yeux chez la Mouette rieuse).
  • Et particularité anatomique qui lui a donné son nom : elle ne possède que trois doigts antérieurs !

La Mouette tridactyle ne s’observe que très rarement dans les terres, contrairement à sa cousine la Mouette rieuse. Or, ces dernières semaines, les observations se sont donc multipliées sur tout le littoral atlantique et de la Manche mais pas seulement : Clermont-Ferrand, Lyon, Orléans, Dijon, Paris et même Strasbourg ! La carte des signalements de mouettes tridactyles est inédite pour un oiseau habitué à la haute mer.

L’observer en ce moment : à l’image des arrivées de pingouins torda en Méditerranée, ces observations nombreuses de mouettes tridactyles nous rappellent que des conditions météorologiques défavorables peuvent « ramener » vers nos côtes, voire dans les terres, des espèces inhabituelles. En hiver, les gros coups de vent ne sont pas rares. Si on ne peut prédire les prochaines arrivées massives comme celle qui vient de se produire avec les mouettes tridactyles, on sait de façon quasi-certaine que l’hiver amènera, principalement par le nord ou l’ouest, des espèces peu communes et ce, en grand nombre. Alors ouvrons l’œil, même (surtout ?) lorsque le temps est mauvais !

Un anatidé hivernant : le Canard pilet

Le canard pilet, un anatidé que l'on peut observer en hiver, sujet du nouvel article du bird-blog d'une histoire de plumes

Attention, « beau gosse » à l’horizon ! Une silhouette fine, une allure élégante, une longue queue effilée caractéristique, un bec gris-bleuté. Ajoutez à tout cela une tête brun-chocolat et marquée une sorte de virgule blanche qui remonte à l’arrière de la tête : vous êtes en train d’admirer le canard pilet ! Plus précisément un mâle, en plumage nuptial. La femelle présente, comme la majorité des anatidés, un plumage beaucoup plus discret.

S’il se reproduit dans les prairies et des toundras nordiques, à proximité de zones humides, le Canard pilet préfère les grands lacs intérieurs, les lagunes côtières et les marais saumâtres lorsqu’il arrive chez nous pour passer la mauvaise saison.

L’observer en ce moment : en hiver, le Canard pilet s’observe sur les grands plans d’eau en compagnie de congénères ou d’autres espèces de canards. En effet, si le couple s’isole en période de reproduction, il est bien plus rare d’observer un canard pilet seul en plein hiver. En vol, son long cou mince et sa fine queue le distingue des autres espèces de canards hivernants.

Un passereau sociable : l’Orite à longue queue

L'Orite à longue queue, un oiseau à observer en automne dans le jardin, sujet du bird-blog d'une histoire de plumes

Avec la chute des températures, il est possible d’observer cette petite boule de plumes plus facilement à proximité des jardins. Ou plutôt devrait-on dire, « ces » petites boules de plumes ! En effet, l’Orite à longue queue, autrefois dénommée « Mésange à longue queue », est une espèce particulièrement sociable. Elle vit dans des groupes familiaux avec lesquels elle explore un territoire. Si vous en observez une, cherchez aux alentours : il y en a probablement une bonne dizaine autour de vous !

Particulièrement agile, elle est souvent observée dans des positions improbables, en train de débusquer quelque invertébré dans une haie, rarement au sol. Son bec fin ne lui permet de se nourrir principalement d’insectes et de leurs larves ainsi que de petits invertébrés. L’Orite à longue queue est donc bien embêtée, voire handicapée, lorsque l’hiver trop rude gèle ses ressources alimentaires potentielles. A cause de ces difficultés d’adaptation, la mortalité est importante chez les Orites à longue queue lors des hivers trop rigoureux. Et ce même si elles se tiennent chaud en se serrant les unes contre les autres.

L’observer en ce moment : avec les températures qui diminuent, les orites à longue queue vont quitter leurs habitats de prédilection (boisements mixtes de feuillus et de conifères, forêts de feuillus) et se rapprocher des jardins. Elle a une nette préférence pour les jardins pourvus de haies, c’est là qu’il faudra jeter un coup d’œil !

Une migratrice mélomane : la Grive musicienne

La grive musicienne, un oiseau à observer en automne dans le jardin, sujet du bird-blog d'une histoire de plumes

Cousine du Merle noir, membre comme lui de la famille des Turdidés, la Grive musicienne est un migrateur partiel. Les effectifs sédentaires vont donc être renforcés en hiver par des individus nordiques. Mais contrairement aux autres espèces de grives, elle n’est pas vraiment grégaire. On observe de petits groupes de grives musiciennes, d’une dizaine d’individus, uniquement lors des temps forts de migration.

Si elle préfère les milieux forestiers pour sa reproduction, elle n’hésite pas à se rapprocher des parcs et des jardins en période de migration et durant la mauvaise saison. Recherchant sa nourriture au sol, elle a besoin de milieux ouverts où elle pourra y dénicher des baies, des petits fruits et des invertébrés.

L’observer en ce moment : Discrète et craintive, il est néanmoins possible de l’observer à proximité des jardins, en particulier près des haies où elle pourra déguster des baies.

Et c’est tout pour aujourd’hui ! Vous avez des questions ? Une petite envie de papoter d’oiseaux ? Une idée de sujet, d’une thématique que vous souhaiteriez que j’aborde dans un article ? Retrouvez-moi sur FacebookTwitterInstagramPinterest et LinkedIn.

Sources et recommandations :

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